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Vendée Globe Day 63 : Le point du matin : des vies différentes, des océans différents

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Vendée Globe Day 63 : Le point du matin : des vies différentes, des océans différents

par Vendée Globe 9 Jan 18:52 AEDT
9 janvier 2021

Vendée Globe : La neige en mer une première fois pour Alan Roura © Alan Roura / La Fabrique

Les skippers des 14 IMOCA de l’Atlantique Sud récoltent désormais les fruits d’un ciel plus clair et plus bleu, d’un réchauffement de leur peau au soleil et d’une récupération de leur corps lors de courtes siestes réparatrices. Le prochain groupe à atteindre le Cap Horn et à être relâché dans l’Atlantique a moins de 700 miles nautiques à parcourir, parmi lesquels le Suisse Alan Roura et le Britannique Pip Hare. Mais pour eux, dans le Pacifique Sud, les conditions sont glaciales et inconfortables. S’étendant désormais de la latitude de Porto Alegre au sud du Brésil où Yannick Bestaven mène par 320 milles jusqu’aux abords de la Tasmanie où se trouve le repère arrière Sébastien Destremau, la flotte s’étend sur 7 126 milles…

Pour Yannick Bestaven, le leader, la seule chose qui manque dans sa vie en ce moment est une brise décente et constante. La mer est d’un bleu profond, le ciel est clair, le soleil brille sur le pont de Maître Coq IV. Dans sa vidéo envoyée hier, il est torse nu et à lunettes de soleil, il navigue à 360 miles des côtes brésiliennes sous spi dans la chaleur de la vie à 30 degrés sud. Il y a longtemps, mais dans la même course, à l’approche du Horn pour la quatrième fois consécutive sur les Vendée Globes, par 57 degrés Sud, les skippers endurent leurs problèmes avec calme et patience et réfléchissent à deux fois avant de monter sur le pont. “Mes mains sont dures comme le roc, mais je suis content d’avoir pu dormir pour la première fois sans mes bottes dans mon sac de couchage. Je prépare mes chaufferettes” a rapporté ce matin le skipper du Mie Câline-Artisans Artipôle.

Pour le groupe Boissières-Roura-Hare-Beyou, le Cap Horn est encore à 700 milles et une dépression arrive pour eux. C’est donc une épée à double tranchant. L’avantage, ce sont de bonnes vitesses qui rapprochent le dernier cap, plus vite. L’inconvénient, plus d’heures si le stress est élevé, la vie sur le bord dans les grandes mers et le froid glacial.

Alan Roura mène le groupe qui sera à côté du Cap Horn. Le skipper suisse, le plus jeune de la course, n’a plus que 14 milles d’avance sur Arnaud Boissières, tandis que Pip Hare sur Medallia n’est plus qu’à 20 milles derrière ‘Cali’. Roura sur La Fabrique a maintenant moins de 700 milles à parcourir pour faire son deuxième Vendée Globe au Cap Horn. Toutes choses étant égales par ailleurs, les trois mousquetaires devraient faire le tour du Cap Horn à quelques heures d’intervalle.

Boissières est Les Sablais d’adoption mais est originaire d’Arcachon et a grandi avec le chef de course Yannick Bestaven. Il a payé un riche complément à Pip Hare ce matin,

“J’admire ce que Pip Hare a fait, la façon dont elle navigue et le fait qu’elle ait changé de gouvernail. Je ne sais pas comment elle a fait parce que c’était dur, les conditions étaient rudes. Je pense que c’est une sacrée fille. Elle est pragmatique, humble, elle est géniale”.

Merron-Giraud sorti de la tempête, Cousin a réparé sa grand-voile

Ils s’étaient bien préparés au système et maintenant ils sont sortis du pire. Clément Giraud et Miranda Merron ont navigué dans une grosse dépression qui est arrivée du nord hier et la nuit dernière en générant des rafales à plus de 45 nœuds. A 600 milles à l’ouest de la pointe Nemo, les deux navigateurs s’étaient bien préparés et sont maintenant dans de meilleures conditions derrière le front en faisant une bonne vitesse même si la mer est encore forte. Manu Cousin a réussi à réparer la déchirure de sa grand-voile.

Yannick Bestaven a un casse-tête sur son chemin. Des bulles de haute pression sont partout, l’empêchant de se diriger rapidement vers le nord. L’écart se réduit donc à Charlie Dalin et Thomas Ruyant qui font plus de 18 nœuds ce matin et se trouvent maintenant à 327 milles du leader.

C’est encore 100 milles perdus en 24 heures pour Bestaven.

Sources :

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