« Deux personnes échangeant de la salive » : le court-métrage français qui séduit les Césars et vise les Oscars

« Deux personnes échangeant de la salive » est plus qu’un simple court-métrage français : c’est une œuvre audacieuse qui capte l’attention des cinéphiles et des institutions du cinéma en 2026. Ce film court, réalisé et écrit par Natalie Musteata et Alexandre Singh, fait vibrer l’écran avec une esthétique en noir et blanc, et une histoire qui conjugue drame, séduction et une dystopie saisissante. Il s’impose partout, sur la scène des Césars et en lice aux Oscars, devenant un symbole fort de la créativité contemporaine française. Plongée dans un univers où le simple acte du baiser est proscrit, le film explore avec subtilité les lois du totalitarisme capitaliste, où chaque échange semble un acte de rébellion.

Produit par Misia Films et porté avec intensité par l’actrice franco-iranienne Zar Amir Ebrahimi, « Deux personnes échangeant de la salive » est tourné dans un cadre prestigieux : les Galeries Lafayette. Ce décor contraste avec l’ambiance pesante d’une société répressive où la violence physique est monnaie courante, et le baiser devient une action condamnée à mort. Ce paradoxe entre esthétique raffinée et thématique sombre donne un éclat rare au court-métrage.

Au-delà de son récit engagé, ce film court français séduit aussi par sa capacité à évoquer les dérives du monde contemporain, nourries par une réflexion précise sur la normalisation de la violence, aussi bien sociale que politique. Dans un contexte international marqué par la montée des régimes autoritaires et la privation croissante des libertés individuelles, le scénario de Musteata et Singh trouve une résonance particulièrement puissante et universelle. Il pose une question majeure : jusqu’où peut-on laisser s’installer la brutalité sous couvert d’un ordre soi-disant nécessaire ?

Plus d’une vingtaine de prix et distinctions internationales soulignent son impact, parmi lesquels le très convoité Grand Prix du Jury au festival de l’American Film Institute (AFI) et le Prix du Public au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, deux événements capital pour la carrière de ce film. Il est remarquable de constater qu’un court métrage porté par une approche artistique contemporaine s’impose désormais comme un symbole incontournable du cinéma d’auteur, plaçant la France sous les projecteurs des plus grandes cérémonies mondiales.

Cette œuvre ne se limite pas à une simple représentation artistique, elle s’inscrit comme un véritable manifeste illustrant la puissance narrative du court métrage français, capable de mêler émotion et pensée critique, et de parler à travers un langage visuel précis et puissant. L’alliance du scénario, de la réalisation et des performances d’acteurs offre une expérience cinématographique captivante, bouleversante, mais surtout nécessaire à une époque où les luttes pour les libertés individuelles se font écho aux quatre coins du globe.

Un drame français stylisé qui interroge les interdits du baiser

L’univers de « Deux personnes échangeant de la salive » se déploie dans un contexte où le baiser, geste d’affection et de séduction, devient un crime extrême. Le court métrage saisit ce paradoxe extrême pour construire un drame puissant, alliant tension narrative et poésie visuelle. La décision de tourner en noir et blanc accentue cette dualité entre beauté et répression, tandis que le décor emblématique des Galeries Lafayette, lieu de vie et de consommation, crée un décor presque symbolique d’une société dominée par les règles strictes du capitalisme totalitaire.

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Dans cette dystopie, le baiser est interdit, puni de mort, tandis que le quotidien repose sur des échanges violents où la monnaie d’échange devient la gifle, imposant au corps la douleur et la domination. Ce cadre illustre avec force l’absurdité d’un système qui réduit les relations humaines à une transaction brutale, dénuée de tendresse et d’amour. Ce déclenchement narratif permet au spectateur de ressentir intensément la frustration, la peur et le désir des protagonistes qui s’engagent dans un échange de salive interdit, acte ultime de défiance.

Les personnages incarnés par Zar Amir Ebrahimi et Luàna Bajrami donnent corps à cette lutte intime et politique, incarnant la séduction qui survit malgré les interdits. Leur jeu nuancé ouvre un espace où la poésie et le drame cohabitent, renforçant ainsi l’impact émotionnel du récit. L’interdiction du baiser est une métaphore puissante sur la suppression des libertés, résonnant avec les enjeux contemporains aux niveaux mondial et sociétal en 2026.

Ce traitement scénaristique fait également écho à des thèmes récurrents dans l’histoire du cinéma français, où le film court s’est souvent fait le terrain d’expression d’expérimentations formelles et narratives originales. Ici, la force de la mise en scène rejoue les fondamentaux du drame en y intégrant des éléments de la science-fiction sociale, une manière pertinente de traduire en images une réflexion politique intense.

Pourquoi « Deux personnes échangeant de la salive » séduit les Césars et vise les Oscars

Depuis sa sortie, ce court métrage français s’est rapidement imposé comme un incontournable. En lice pour des récompenses prestigieuses comme les Césars et les Oscars, il incarne la quintessence d’un cinéma d’auteur engagé et novateur. Mais qu’est-ce qui explique ce succès ?

Premièrement, la dimension universelle de son propos touche un large public. Alors que le monde continue d’être marqué par un climat d’incertitude politique et sociale, le cinéma se révèle un espace idéal pour aborder les mécanismes du pouvoir et des interdits. Le film retranscrit ainsi l’absurdité du totalitarisme sous une forme tangible et émotionnelle, ce qui donne un poids extraordinaire au drame de deux êtres qui ne peuvent s’aimer librement.

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Deuxièmement, l’excellence artistique truffée d’images élégantes et d’une construction précise permet à « Deux personnes échangeant de la salive » de soutenir la comparaison avec les meilleures productions internationales. La réalisation de Natalie Musteata et Alexandre Singh conjugue la modernité du cinéma contemporain et l’héritage du cinéma surréaliste, parfois évoqué dans leurs interviews, notamment à travers l’écho à Luis Buñuel sur la « normalisation de l’horreur ».

Enfin, la puissance de la distribution, dirigée notamment par Zar Amir Ebrahimi, apporte une force émotionnelle profonde. Son background franco-iranien offre une authentique dimension du combat pour la liberté, renforçant l’engagement du film contre les systèmes oppressifs. Les jurys internationaux apprécient cette authenticité et ce message qui dépasse les frontières.

Le tableau ci-dessous récapitule certains des prix majeurs reçus par ce court métrage :

🏆 Festival🎖 Prix📅 Année
American Film Institute (AFI) FestGrand Prix du Jury2024
Festival international du court-métrage de Clermont-FerrandPrix du Public2025
Festival Côté CourtPrix du Public2025
Cérémonie des CésarsEn lice pour Meilleur court métrage2026

Ce palmarès illustre un chemin remarquable, où l’alliance de la forme et du fond a créé un impact considérable, donnant une visibilité nouvelle au court métrage français au niveau international.

Les coulisses du tournage : un décor original et une mise en scène maîtrisée

Un des éléments clés qui fait la singularité de ce film court est son choix de décor : les Galeries Lafayette à Paris. Ce célèbre grand magasin, symbole du luxe et de la consommation, est transformé en cadre dystopique où tout interdit s’impose. Utiliser ce lieu chargé d’histoire revient à juxtaposer la séduction des vitrines et la répression d’une société où les baisers sont proscrits.

La décision de tourner en noir et blanc, technique qui favorise un contraste visuel fort, accentue la sensation de claustrophobie et d’étrangeté qui habite toute la trame narrative. Ce choix esthétique, couplé à un éclairage soigné, invite le spectateur à se plonger dans une atmosphère lourde, propice à la réflexion, tout en dévoilant la finesse des émotions des personnages.

Le tournage en conditions réelles au sein des Galeries Lafayette a exigé une coordination parfaite entre les équipes techniques et artistiques. Cette démarche impliquait de résoudre des contraintes logistiques tout en respectant le moindre détail scénaristique et visuel. La synchronisation de la chorégraphie des scènes d’échange de gifles, véritable monnaie de violence rendue palpable, est un exemple frappant de cette maîtrise collective.

Les témoignages des réalisateurs Natalie Musteata et Alexandre Singh lors d’une avant-première à New York en septembre 2025 illustrent la volonté d’instiller une réflexion sur la brutalité inhérente au capitalisme. D’après leurs propos, la violence normalisée, vue notamment sur les réseaux sociaux, où l’information sur la souffrance humaine se mêle à la publicité, est une réalité qui nourrit leur fiction.

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Le cinéma a ici une fonction politique forte, dévoilant par l’art ce que la parole politique peine parfois à exprimer. Le décor, les échanges dramatiques et les silences pesants tissent ensemble une atmosphère étouffante, simple mais pleine de sens, dépassant le cadre limité du court-métrage pour rejoindre un propos universel.

Comment « Deux personnes échangeant de la salive » résonne avec les enjeux contemporains du cinéma français

Le contexte international actuel en 2026 donne à ce court métrage une résonance particulière qui dépasse le simple cadre narratif. En effet, la privation de libertés individuelles, la montée des régimes répressifs, et la place du capitalisme ultralibéral sont des thématiques brûlantes dans la société contemporaine. Par son scénario, le film fait écho à cette atmosphère anxiogène où la violence est ordinaire et où le simple acte d’échange de tendresse devient une forme de rébellion politique.

Au cœur du projet, la réflexion sur la place de l’humain face aux systèmes de pouvoir rappelle le cinéma surréaliste des années passées, notamment celui de Luis Buñuel. Cette comparaison souligne la capacité du cinéma français à élaborer des messages forts et poétiques, articulant critique sociale et esthétique.

Cette œuvre illustre aussi une nouvelle dynamique dans le cinéma français, où le court-métrage n’est plus un simple exercice de style mais un véritable vecteur de messages engagés. Le choix de narrer une histoire aussi profonde en moins de dix minutes démontre la puissance narrative condensée, que ce format autorise. Ce phénomène s’accompagne d’une reconnaissance accrue des festivals et des cérémonies internationales.

Les principales raisons pour lesquelles ce court métrage marque le cinéma, en 2026 :

  • 🎥 Une thématique universelle et engagée qui parle à toutes les générations.
  • 🎭 Une esthétique soignée, noir et blanc, qui souligne le côté intemporel du propos.
  • 🌍 Une réflexion politique sur les dangers de la normalisation de la violence et de la privation des libertés.
  • ⭐ Un casting puissant, incarné notamment par une actrice au parcours international.
  • 🏆 Une reconnaissance internationale confirmée par plus de 20 prix prestigieux.

Ce courant témoigne d’une vitalité nouvelle dans le cinéma français, une manière de questionner le monde à travers un prisme artistique et politique qui fait la force du pays dans le paysage cinématographique mondial.

Quel est le thème central du court métrage ?

Le film explore une société dystopique où le baiser est interdit et puni de mort, abordant la privation de libertés individuelles et la violence normalisée sous un régime totalitaire capitaliste.

Pourquoi ce court-métrage est-il remarqué aux Césars et aux Oscars ?

Grâce à son propos universel, son esthétique soignée et la force de son scénario, il séduit les jurys internationaux et s’impose comme un drame puissant délivrant un message engagé.

Quel rôle jouent les Galeries Lafayette dans le film ?

Elles servent de décor principal, symbolisant la société de consommation et le luxe, en contraste avec l’univers répressif où les échanges affectifs sont criminalisés.

Quelle est l’importance du format court pour ce film ?

Le format court permet une concentration narrative intense, offrant une expérience percutante et poétique, idéale pour transmettre un message fort en peu de temps.

Comment le film reflète-t-il les problématiques actuelles ?

Il met en lumière à travers une fable dystopique les dangers de la normalisation de la violence, la privation des libertés, et les mécanismes oppressifs du capitalisme.

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